Un bivouac pour fêter le premier week-end de deconfinement

Depuis le deconfinement, je veux pouvoir profiter de chaque jour de liberté que m’offre ce dernier. A J4, j’ai emmené mon fils en roller jusqu’au magasin de bricolage en évitant les transports en commun. Et c’était un moment sportif mère fils très sympa. A J5, j’ai travaillé : une reprise douce pour se faire à tous les changements covid19. A J6 et 7 j ai emmené les enfants en bivouac en forêt car ma fille me réclame de monter la tente depuis plusieurs jours. Elle adore dormir dedans et manger sur le balcon avec le réchaud. A J8 demain, je vais peut être ralentir le pas car j’ai une tendinopathie du tibial antérieur d’avoir trop forcé sur les randonnées de J1, J2 et J3. Mais je compte bien trouver une idée pour faire de cette journée, une journée unique.

Deuxième petit déjeuner la boulangerie

Le covid19 nous rend fragile dans nos rapports aux autres et dans notre corps. Il renforce l’idée de loterie de la maladie.

Je veux profiter de chaque instant.

Du coup, pour fêter ce premier week end de deconfinement, j’ai eu l’idée de partir en bivouac sur le parcours de l’échappée verte. Le vendredi soir, mon homme a eu une poussée d’angoisse à 23h. « t es sur que c est safe ? , vous allez vous faire aggresser, y aura des cinglés c est le premier week-end sans covid… ». Avec mon fils, on avait déjà étudié le parcours la veille et là, mon homme achevait mon moral d’un « moi ca m aurait fait peur en tout cas ».

Me voilà donc démoralisée à presque minuit la veille du départ alors que je voulais être couchée à 22h. Mes sacs sont près. Je ne vais pas les défaire et renoncer.

Je surfe et tombe sur la microaventure d’Helloways : une randonnée jusqu’à Roche Canon puis une autre jusqu’au bivouac et le lendemain une randonnée jusqu’à Fontainebleau. Malgré le temps magnifique, je vous expliquerais pourquoi on ne la fera pas.

L’aire de bivouac est plus fréquentée et plus connue ( même si beaucoup de tentes disparaîtront dans la nuit ) ce qui rassure mon homme. Proche de la ville pour un repli éventuel et proche de la gare en cas d’abandon.

On en discute plusieurs fois et c’est adjugé.

Le réveil est mis plus tard pour laisser aux enfants le temps de se lever à leur rythme.

Si les rer sont vides, le train pour Fontainebleau est rempli ( d’ailleurs je remercie le randonneur qui m’a expliqué où prendre le train R car aucune information n’est donnée en gare et c’est énervant). On en regarde un partir et on prend le suivant.

Gare de Bois le Roi

Bien sur les enfants sont horribles pendant tout le trajet me faisant passer pour une mère inapte… ce que j’apprécie moyennement. Pour les distraire je leur lis les histoires de mc do en ligne ou encore j’ai rapporté un jeu sur les animaux de la forêt.

Mais rien à faire, je tourne le dos deux secondes pour mettre mon sac et ma fille appuie sur le sos. En même temps qu’elle idée de le mettre à porter d un enfant de deux ans !!!

Je suis furieuse, en colère…

Le rocher du nom de la villa

Mon fils boude car je l’ai empêché de ramasser des lézards puis parce que je l’ai engueulé très fort quand il a traversé avec succès certes sans nous attendre la départementale « mais y avait pas de voitures maman « . Ma fille ne veut pas avancer. Et je suis à deux doigts de rentrer.

Pause repas

Finalement, on entre dans la forêt et je me dis : on mange et on verra. Je décrète la pause repas au réchaud et on se met à manger sous le regard de ceux qui nous croisent ( faut dire on est vraiment pas dans une zone belle pour se faire ). Ma fille est ravie et arrête de râler et mon fils finit par se dérider. Comme je dis à mon homme, je suis sure qu’il y a une morale à retenir… du genre, tes enfants sont chiants, assis toi et fais les manger. L heure importe peu.

Pendant que je range, ils se mettent à jouer et se battre avec des batons. Ca rit, ca court partout. Ils sont adorables à voir. Puis mon fils m’appelle car il a vu des oeufs. Intriguée, je m’approche et surfe un peu sur le nette pour chercher la feuille concernée : un hêtre sur plantnet et la maladie « la galle pointue du hêtre ». C est très joli comme maladie parasitaire.

Gale pointue du hêtre

Il finit de la disséquer pour constater l absence de vers puis on reprend le chemin à travers la pinede. J’adore cette odeur de pin. On marche lentement au rythme de Princesse. Les enfants s’arrêtent comme moi à chaque papillon ou mille pattes. Ils sont à un âge où tous les trois nous sommes sur la même longueur d’ondes.

A travers les pinèdes

On croise un vers de terre et je leur explique que cela se mange. J’ai lu cela récemment dans le livre « manuel de survie en milieu forestier ». Un beurk m’annonce le dégoût éventuel à cette idée. Quand on pense qu’ils ont déjà mangé des larves, des criquets… un vers de terre, pourquoi pas ? Je pense que je ferais cela un jour, repas forestier.

Chenille urticante
Mille pattes

On finit par retrouver la civilisation aux alentours de la mare aux evees. Une clocharde se rebiffe à l’idée qu’on la dérange avec les enfants. Je l’entends râler et si mon fils reste près d’elle pour être près des canards que sa nourriture attire, je me retire plus loin avec la fille pour une pause goûter.

Écouter les grenouilles

D’autres enfants arrivent et ils finissent par jouer tous ensemble. Les adultes en retrait. Ce covid19 entache les relations humaines les plus simples. Tout devient délicat dans le rapport à l’autre. Faut il punir les enfants de jouer ensemble ? Les parents du hasard peuvent ils se parler ? Peut on être fraternel de nouveau ? Tout paraît compliqué.

La mare aux Evees

Je les regarde jouer à attraper des canards ou se raconter des histoires. Mon fils m’amuse à essayer de communiquer avec une petite fille un peu plus grande qui le regarde comme une fille qui se dit que les garçons sont des abrutis. Y a quelque chose d’attendrissant.

On les quitte pour reprendre la forêt de chêne. Mon fils a une bonne mémoire et l’engin de forage ou les trois cailloux lui rappelle notre périple Break in bleau l’an dernier.

Appareil de forage

J’accuse un peu le poids pour ma part en me faisant dévorer par les moustiques tigres.

On croise plusieurs chenilles urticantes. On s’arrête pour les regarder, les photographier et chercher quel papillon cela fera sur le smartphone. J’avoue que c’est génial internet dans ces moments là.

Un peu avant Rocher Canon, je craque un peu sous le poids et impose une pause courte pour me reposer. Il est alors 15h45. Je marche depuis presque 4 heures en portant le sac et la puce par moment.

Puis on reprend le chemin quand ma fille a dévoré toutes les dattes. Moins d’un euro en ce moment à Franprix. Elles sont moins bonnes que en magasins bio mais c’est pas évident de faire ses courses comme avant.

Se cacher dans le hamac

Les enfants sont heureux en arrivant au parcours de block. Ma fille qui s’endormait dans mes bras saute de joie. Elle qui voulait dormir dans le hamac, finalement ne veut plus. J’installe quand même le hamac à l’écart du chemin principal. Cela fait des envieux.

Mes premiers blocs

On reste calme un moment. Mon fils est parti jouer avec d’autres enfants sans attendre pour attraper des lézards. Je le vois courir de block en block avec aisance. J’ai envie de le garder près de moi en disant « fais attention, c est haut, restes ici ». Et je dois lutter pour le laisser s’amuser. Je sais très bien que sans Princesse je serais avec lui à courir de rocher en rocher car j’adore cela.

Ma fille finit par s’intéresser aux cailloux et souhaite les grimper. Je repère les blancs autour de moi. On en grimpe un petit de 50 cm… mais une fois en haut, elle réclame le suivant. Et peu à peu, elle grimpe… cela m’impressionne qu’on puisse grimper comme cela à 2 ans avec autant d’aisance. Du coup, je la filme.

Quand je démonterais le hamac, elle partira seule rejoindre son frère à plus de 4 mètres de hauteur. « c’est rigolo le tobogan ». Elle s’asseoit et se laisse descendre sur les fesses. « Toute seule maman ». Je parade.

Une cachette dans un arbre

On joue deux bonnes heures avant de reprendre le chemin pour le bivouac. On va lutter un moment pour le trouver. Princesse est crevée et s’endort comme un sac à patate dans mes bras.

La cabane de mon fils

On finit par croiser deux vélos… à côté d’une table. Ca doit être là. Princesse est finalement très intéressée par les vélos et tout a fait d’attaque maintenant. Elle court vers eux… et au loin je vois les cyclistes remonter un peu rapidement la pente vers nous. Personne n’aime qu’on s’approche de leurs affaires. Pour qu’ils ne pensent pas à mal, je leur demande s’il s’agit de la zone de bivouac de bois le roi. Ils me le confirme et on discute un moment a distance.

Ils sont partis à vélo de Paris pour rejoindre Fontainebleau. Le même temps que nous à pied de la gare de Bois le Roi. C’est amusant.

L’un d’eux me demande si le sac n’est pas trop lourd car quand il part seul bivouaquer son sac est aussi gros que le mien. J’acquiesce. C est vrai qu’il est lourd. Et que c’est difficile.

J’ai prévu des plans B pour l’été pendant le confinement mais il va falloir que je revois mes plans à la baisse car ma fille est plus lourde et même si elle marche plus, avec le poids du sac, je fatigue vite. Il va falloir limiter les étapes à 10 ou 15 km maximum sans dénivelé. 100m de dénivelé c est 1 km de plus.

Ils m’indiquent le point d’eau et je pars aussitôt avec Princesse remplir les gourdes. Sur les 4 litres emportés, il ne nous restait que 500 ml. Alors je suis bien contente.

Arrivés devant la fontaine, j’essaye de la faire fonctionner sans succès quand deux airsofteurs arrivent et m’expliquent comment faire. Reconnaissante je les remercie en m’attelant à la tache.

Riz méditerranéen unclebens et saucisses en conserve

Beaucoup de randonneurs finissent par arriver mais beaucoup de tentes disparaitront dans la nuit. Il y a seulement deux autres familles mais elles restent à distance.

La zone de bivouac est assez étendue, il faut repérer les tables de camping et allez le plus loin possible pour ne pas entendre les voitures. Cela a beaucoup gêné mon fils.

On installe la tente avec princesse pendant que mon fils part construire un tipi avec des herbes et des fougères. Nous on prépare le repas. En le voyant se démener pour sa cabane, je me dis qu’il faut qu’on retourne ici mais en arrivant sous les coups de 16h ou 17h pour le laisser jouer en pleine nature.

De nouvelles responsabilités

Avec ma fille, on fait le repas… j’installe avec des bâtons une zone de sécurité pour le feu. Obéissante, elle s’asseoit et m’observe.

Je commets ma première erreur.

Mes enfants avant le confinement étaient de bons mangeurs mais ne se resservaient pas. Donc pour moi, un repas adulte pour deux pouvait se partager à 3. Il faudra que je fasse attention à l’avenir… car ils ont réclamé à se resservir plusieurs fois… et je n’avais pas la quantité suffisante. Je me suis privée pour eux. En même temps c’était délicieux.

Je ne veux pas aller au boulot

Une fois le repas fait, il faut faire la vaisselle… le biberon de la puce.

On s’installe alors dans la tente pour l’aider à s’endormir mais finalement, c’est mon fils qui s’écroule de fatigue.

Dans la nuit, je commets ma deuxième erreur : la nuit descendra à 5 degrés. Si ma fille a un duvet adapté et des vêtements techniques. Mon fils et moi en sommes dépourvus. J’ai vérifié les orages sur météo blue mais pas la température la nuit. on est au printemps, j’imaginais… le chaud. Grossière erreur.

Nuit au chaud

Je voulais repartir en bivouac le week-end prochain mais ce sera impossible faute de matériel pour le moment. Je vais donc devoir attendre que nous soyons mieux équiper ou des températures nuit de 15 degrés.

Les tremblements arrivent quand on a utilisé toutes ces défenses au froid. J’ai appris cela à l’IFMK. J’ai tremblé toute la nuit… malgré la polaire.

Au final, au petit matin, mon fils et moi on est heureux mais découragé de poursuivre la randonnée. On se lève, on replit les affaires et on rejoint la gare déserte.

Le marché en face et ses zones de sécurité n’invite pas à s’y rendre aussi on reste sur le quai.

Cadavre

Pour rejoindre la gare, il faut longer la départementale sur le chemin forestier à droite puis tourner à la deuxième à droite et continuer toujours tout droit. Quand vous voyez le train tournez à gauche avant le pont, vous y êtes.

Au final, on ne sera de retour à la maison que vers 13 h et le soleil tape déjà beaucoup.

Fleur le long de la départementale

Ma fille veut déjà retourner camper et mon fils retourner grimper. L’idée trotte dans la tête de mon mari qui m’annonce le soir… « si j’ai la motivation, je viendrais avec vous la prochaine fois ». Je l’ai fait répéter deux fois pour être sur d’avoir entendu. On verra bien

Et vous comment avez vous fêter ce premier week-end de deconfinement ?

Parcours jusqu’au bivouac : helloways

Recommandation : telecharger openstreetmap et prendre une carte IGN ( pour les forêts c est indispensable selon moi ).

Prix : 30 euros aller retour pour 3.

Un jeu ?

Défis nature des petits la forêt. Il s’agit d’un jeu de cartes pour deviner les bébés animaux, leur portée et leur poids. Les photographies sont très belles et les enfants même mon bébé de deux ans devient incollable sur les animaux de la forêt.

Le matériel ?

  • Sac a dos jack wolfins pour mon fils avec la nourriture dedans
  • Sac a dos Xena 85 litres Osprey pour moi. Il s’agit d’un premier test. Comme je l’ai expliqué dans d’autres posts, je ne trouvais pas de sac pouvant contenir les affaires pour trois. Et après une réflexion de presque 5 mois, j’ai fini par choisir le Xena. A vide, il est un peu lourd mais il remplit sa fonction. Il n’est pas très agréable au niveau du dos et des épaules par contre, je l’apprécie sur les hanches. Je vous en dirais plus dans quelques mois quand je l’aurais vraiment étrenné.
  • 2 bouteilles d’eau congelées
  • Une life straw et une nagene
  • Un hamac nature fun ( il faut l’acheter 15 euros l’hiver !!! )
  • Une tente Jamet
  • Une couverture de survie solide ( je ne regrette pas, je l’ai utilisé en tapis de sol sous la tente. Parfait. )
  • Un sac de couchage Deuter little star
  • Un sac de couchage ultralight de decathlon ( grossière erreur )
  • Un sac de couchage sea to summit ( sa température limite c est 5 degrés. Il ne convient pas mais mon étude de marché ne me permet pas le budjet pour en acheter un autre)
Comparatif de duvets hivernaux
  • 3 tasses pliables aventure nordique
  • Deux bols lambdas
  • Une boite pour les restes thermos qui fait office de troisième bol acheté chez le petitbaroudeur
  • une casserole sea to summit
  • Un réchaud et une cartouche action
  • 3 couverts life of fight
  • Un opinel du festival le petit baroudeur
  • Une batterie anker
  • Deux sac poubelles et un pot portable
  • Des chaussures de randonnée decathlon pour mon fils
  • Des chaussures de randonnée gerber pour moi ( 25 euros )
  • Un tire tique
  • Un desinfectant
  • 4 pansements
  • Carte ign
  • Un jeu de cartes

Ayan

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