Jour 1 : Marathon des Sables

8h44

Sitting à l’aéroport. J’ai 1h d’avance. Étrangement, je suis plutôt détendue. Je prend mon petit déjeuner adossée au Relais en observant la foule, rêvant déjà d’être sur place pour refaire une énième fois mon sac. Stressant, non ?

Mon genou me tire pas mal, je doute encore qu’il tienne le choc mais j’ai promis de revenir entière alors je ne forcerais pas.

Peut être ai je égaré mes lunettes de soleil, je verrais sur place, sinon tant pis, il faudra mettre les lunettes de vue.

Les vestes organisatrices beiges, les sac WAA, Raidlight ou encore NorthFace facon Doc Trotter passent devant mes yeux.

Tous attendent l’ouverture des barrières.

Une fille arrive enjouée, drapeau DocTrotter accroché au sac, papillons sur le devant, Speedcross Salomon aux pieds, bien foutue. Elle est trop mimi à sauter partout.

Certains visages me paraissent familiers.

 » j’ai pris du café pour le ptit dej… j’ai rien pour me laver, ca sert à rien » mots entendus dans le hall.

9h03

Et voilà, porte d’embarquement franchie. Elles sont où les toilettes ? Les sourires de tous même amusés sont rassurants.

10h22

Je viens de rencontrer une star de la musique, un gars qui va à Cuba et travaille chez Skyrocks. Alors que je m’amusais à grimacer avec sa fille pour la faire rire.

On se retrouve dans un hall, ambiance cosy et chaude dans ces couleurs jaunes orangées.

Petit coup de flip quand mon sac a bipé aux contrôles. Y a du bien à faire cette course : on est tout de suite validé pour le bagage à main même quand il ne rentre pas dans les normes.

On écoute les récits avec ce sourire et ces yeux qui pétillent  » ca vaut le coup  » Je veux bien le croire.

On a tous ce même visage d’attente.

J’ai rencontré Serge et Patrick, 2 sapeurs pompiers de l’Essonne super sympathiques, chacun y allant de ses conseils. [ je les croiserais à chaque CP2 ou 3 selon l’épreuve par la suite. Serge mobilisera mon bras gauche quand il rendra l’âme à la première étape. Paralysie du nerf brachial. J’assisterais émue à leur arrivée de la longue, et tomberais des nues à l’aéroport quand il me dira être éliminé à 10 minutes de l’arrivée ]

Un franklin accroché à un sac [ par la suite j’apprendrais que sa maitresse s’appelle Martine, et qu’elle a emmené à plusieurs reprises la fameuse tortue dans le désert. Et cette année, c’est une abeille rose qui fait son premier voyage.]

Quelqu’un s’essaye au piano

Une jeune femme semble être venue avec son copain

Y a un tel silence.

***

Par la suite, je vais rencontré Grégoire dans le bus qui mène à l avion. On discute de tout et de rien. Il a du charme et le contact facile. J arrête d observer pour mieux profiter de l ambiance.

Je ne me souviens plus à côté de qui j étais. Juste de mon envie de vomir… aussitôt après le décollage, je prouverai que les filles ne sont pas des princesses.

A l atterrissage, je me souviens m être dit  » c est beau « . L Atlas se dessinait derrière l appareil majestueux. La chaleur. C était génial.

Dans la queue du contrôle des passeports je reprends mes observations. Un coureur raconte qu il fait un reportage pour une classe, il abandonnera rapidement. Je suis incontestablement dans les plus jeunes et les plus seules. Serge m avait trouvée folle d y aller seule et à mon âge.

Le marocain refuse de me rendre mon passeport. Je ne ressemble pas à la photo. Normal. Je suis blonde. Et sur mon passeport je suis brune aux yeux indéfinis. La mairie m avait dit  » vos yeux sont magnifiques mais du coup ils rentrent dans aucune case  » et oui. Finalement, quelqu’un intervient pour me faire passer la sécurité. L effet MDS.

Je récupère ma valise fracturée par la douane marocaine. Une honte. Et me dirige vers les bus. Grégoire m a attendue. Je m assois près de lui acceptant volontier sa bouteille d eau.

Et comprends mon erreur, j ai bu l eau de l aéroport sans me méfier assoiffée que j étais. Elle n est pas potable.

Je passe le trajet avec plusieurs crampes d estomac.

Grégoire est aux petits soins pour moi. Il décrète d office que je suis avec lui et qu on reste ensemble. Alors que je suis intimidée d être toute seule. Sa présence me rassure.

Et heureusement, aucun français ne veut de nous dans sa tente. Il fait nuit noir déjà. Greg prend les devants : il va voir les gens. Son anglais est impeccable.

Il nous trouve dès lors une tente.

Bonne nuit

Le Marathon des Sables en pratique :

Sur le bivouac vous êtes par nationalité et ne devez pas vous mélanger normalement. Chaque tente a un numéro.

Notre tente franco ukrainienne a fait exception.

Être la seule nana a fait que Greg m a surnommée Blanche Neige et les 7 nains qu ils étaient.

Je n ai pas encore lu son livre : De mon canapé à la course la plus dur du Monde.

Mais je peux vous dire que c est un gars extraordinaire, qui m a encouragée, soutenue, aidée…

Les autres aussi étaient géniaux.

Ayan.

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