Jour 2 Marathon des Sables

J’ai fini mon sac mais je vais encore recommencer jusqu’à satisfaction.

Étrangement comparé au stress de tous les derniers mois, je suis détendue.

Belle vue de deux hommes en mini short s’étalant de la crème solaire façon strip érotique.

Il fait chaud. La peau déjà sale et poisseuse et cela ne s’arrangera pas avec le temps. On sera vite crade et on puera. Et alors ? C’est le jeu.

La journée d’hier a été longue. Dans l’avion, j’étais à côté de deux gars… le stress me collant encore au tube digestif. Un nouveau et un ancien. Qui avait les yeux qui brillent en parlant de cette course fabuleuse.

A chaque nouvelle formalité, c’est de nouvelles rencontres. L’attente au Maroc pour le visa a donné l’occasion de discuter avec un homme qui va parler à des scolaires après la course. ( il abandonnera assez vite pour infection alimentaire ). Une femme nouvelle qui va le faire avec sa copine Caroline gagnante 2015 du Paris Dakar ( que je croiserais souvent chez les podologues ).

La descente nous a fait faire une bouffée de chaleur. La beauté , l’architecture, la neige au loin sur les montagnes.

***

Petite pause WC. On s’habitue au bruit que l’on fait. Demain il faudra faire devant les autres. Ça, j’ai pas l’habitude. On verra.

Avec la transpiration les mouches me tournent autour. La chaleur commence à se faire sentir.

Hier, en arrivant au bivouac, on a été étonné de voir qu il faisait doux sous la pleine lune. Une belle nuit à dormir sur le matelas. Le sol est assez confortable même si je me suis retournée encore et encore.

Le vent souffle.

Hier, mon fils m’a fait un bisou magique « prout ». Moment touchant hier quand il m’a dit « tu vas me manquer ».

Dans le bus, je retrouve Grégoire. On fait des haltes administratives. Repas.

J’aime observer cette verdure, la couleur , les différentes formes des montagnes, les gens, femmes voilées ou non, jeunes jouant au foot.

« Putain, ils auraient pu passer l’aspirateur » lance quelqu’un.

L’avion ayant 1h de retard, on est arrivé à 22h30. Tout le Monde dort. Les gens sont peu aimables. Le doyen de 83 ans « on a déjà réservé ».

Du coup, on squatte une tente estonienne Christian, Fred, Grégoire et moi.

C’est rassurant de ne pas être seule. Grégoire avait pris les choses en main à notre arrivé sur le bivouac « on est ensemble ».

L’organisation est impressionnante. La grandeur du camp est bluffante.

On a cherché les toilettes en revenant du repas. Mangeant à même le sol à la lueur de la frontale.

Des femmes assises dans les cultures.

Test :

Santé verte Saveur coco assez mauvais au début, on s’habitue et ça permet de s’hydrater sans sentir le sucre.

Beaux oiseaux et Scarabées cachés dans les bosquets ***

12kg à la pesée. Trop lourd semble t’il. Il devrait faire 6,5kg pour une fille m’a ton dit. Difficile de se défaire de certaines choses.

Mais en même temps si je ne finis pas la première étape à cause du poids ça n’ira pas. L’avantage, c’est que pour le moment la chaleur ne m’empêche ni de boire ni de manger

Les t shirts commencent à être sales. L’odeur de la transpiration plus tenace et mes pieds roses ( ils bronzent à l’air libre ).

L’équipe IV est paré ( je suis partie me cacher pour parler à Fred( ancien footballeur de l’Aube ). On attend gentiment le briefing.

***

Finalement, après avoir écouté une partie du concert, on grimpera Greg et moi sur un jebel face au soleil couchant. La vue est belle , paisible et magique. « je ne lâcherais pas je le sens ».

Le sac

Choisir un sac et son contenu sera l épreuve la plus dure dans les préparatifs du MDS.

Tout d’abord, il y a le matériel obligatoire. Puis le matériel personnel et enfin l eau distribuée chaque matin.

Pour ma part, je portais au départ 3 litres d eau et je buvais presque 500 ml à chaque CP. Je respectais scrupuleusement les consignes pour le sel et je n ai jamais eu de problèmes.

Liste du matériel obligatoire en 2015 :

Pour le sac, 2 marques existent : raidlight et waa. Waa a ma préférence pour son sac non extensible, solide et sans poche. Pour le mds, vous pouvez l équiper d une poche ventrale où vous mettrez l en cas, le road book…

Votre sac doit faire 6 kilos max en moyenne.

Le mien atteignant la limite contenait trop de nourriture. C est mon point faible. J ai beaucoup de mal à évaluer ce que je vais manger et j ai peur de manquer. Toutefois, j ai tout mangé. Lol

Privilégier le léger et réutilisable.

Pour les chaussures, Hoka reste selon moi le meilleur choix. J avais des speedcross de salomon. J ai testé en randonnée course les 2 et Hoka résistait mieux à 6h sur le terrain.

Même si plusieurs écoles s affrontent, prenez 1 pointure de plus… pour les pansements. Malgré cela, Greg a du couper sur la dernière étape les miennes.

Ayan.

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