Jour3

La première étape était très belle de loin un de mes plus beaux souvenirs malgré les grosses douleurs à l épaule gauche qui ne se levait plus. Serge me l’a gentiment mobilisé au CP2.

Le 6 avril étape 2

Assise sur le sable, j’attends de pouvoir envoyer mon premier mail. Je me sens en meilleure forme qu’hier et une sorte de routine s’installe.

Arriver, prendre le thé ( un délire ) l’eau ( lourde sur l’épaule qui ne tient plus ) décharger à la tente ( pour peu qu’on la trouve ) prendre le regepro et faire la queue munie de ma bouteille d’eau avant d’aller me faire soigner le tout vétue de ma tenue de bivouac.

La fatigue est partout mais la joie aussi.

La nuit a été mouvementée avec le vent qui soufflait fort et aux aurores j’ai allégé mon sac. Quel plaisir de courte durée de pouvoir le mettre et même de courir ( en descente ) aujourd’hui dans les jebels.

J’adore ces montagnes de pierres, incongrues, et colorées de toutes petites fleurs. Touches de couleurs. Le désert c est une explosion de couleurs et cette variété est magique.

Aujourd’hui, l’étape était plus dure qu’hier tant technique que la résistance sur les kilomètres qui s’allongent.

Le matin avec Greg on déconnait des tenues masculines.

Défilés narcissiques de Ken en short de compression moulant bien plus que le nécessaire.

* après l’envoi d’un email *

Nouvelle queue cette fois pour le médical. La vue est vraiment belle. Il faudrait que je me pose 2 secondes pour savourer.

Une personne qui a deux feuilles d’emails. Moi que 3 mails, ça promet.

8h20 le chrono de ma montre pour l’étape 1 8H08 pour la 2.

* après une pause discussion avec Carole et sa pote la nuit tombe… à attendre tout est atrocement long. Et je n’ai pas pris le PQ ou la frontale. Une erreur.

Et j’ai peur d’avoir mal comme hier quand Nick et Thomas se sont occupés de moi.

Dans la queue chez le médecin pour le 1er ticket sésame avant le 2ème, j’ai discuté avec un canadien Olivier de la beauté des paysages francais.

Il m’expliquait préférer la France, la richesse de la diversité de ses paysages et de sa gastronomie alors que je rêve de voyager au Canada depuis mes 10 ans. C est étrange de voir quelqu un aimer plus la France que son pays.

Par la suite, de cette journée là, je me souviens de l horrible podologue sur laquelle je suis tombée manquant de peu Nick. Peu patiente, elle me charcute si bien que j ai mal et des difficultés à poser le pied au sol.

Le retour jusqu’à la tente dans le noir complet va me faire pleurer. Les seules larmes du séjour. Je ne retrouve pas la tente dans l obscurité. J ai faim. Mais impossible de faire le repas sans déranger personne alors je me couche. Les 3 mails me font plus de mal que de bien. Mon fils est en France, malade. Ma soeur, mes oncles et ma mère ne me donnent aucune nouvelle. J ai juste envie d abandonner. Rouler en boule, j essaye de ne faire aucun bruit près de Grégoire. Demain est un autre jour. Je ne dois pas abandonner sous le coup de l émotion.

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